HLM Angers : Le Toit Angevin

Il était une fois le logement social...

En 2009, le Toit Angevin a fêté ses 60 ans. A cette occasion, nous avons retracé l’histoire du logement social et celle du Toit Angevin.

 
Les premiers pas du logement social…
Du 19ème siècle à la fin de la seconde guerre mondiale
 
En France, il faut attendre le milieu du 19ème siècle pour que naisse l’idée que l’Etat ou les collectivités locales peuvent participer au financement des logements des ouvriers. Cette idée est également née de la volonté du mouvement patronal qui souhaitait alors, installer à proximité des usines et fabriques les logements des ouvriers.
Ainsi, en 1894, la loi Siegfried crée les comités locaux d’habitations à bon marché (HBM) et incite des sociétés à construire des logements salubres à bas loyers.
Ensuite, très vite, en 1908, cette loi est renforcée par la loi Ribot qui favorise l’accession sociale à la propriété et qui a pour but d’éviter l’exode des populations rurales vers les villes.
En 1912 la mobilisation populaire via la création de syndicats de locataires, conduit l’Etat à créer les offices publics communaux et départementaux d’habitations à bon marché. Avec la loi Bonnevay le service public du logement est créé.
Dans les années 1920, pour faire face aux mouvements sociaux et à la crise du logement qui s’accentue, le gouvernement français s’engage pour la première fois financièrement en faveur du logement social. La loi Loucheur en 1928 prévoit la réalisation de 200 000 logements HBM en cinq ans et 60 000 logements à loyer moyen.
En 1936 le Front Populaire ne réussira pas à faire face à la pénurie dramatique de logements que connaît la France à la veille du deuxième conflit mondial.
  
L’Etat s’engage en faveur du logement social…
De l’après-guerre à nos jours
 
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la France est confrontée à une crise du logement due aux conséquences des bombardements mais également à l’exode rural massif qui n’avait jamais été pris en compte. Le parc de logements est insuffisant, inadapté à la demande, vétuste et inconfortable. Dès 1945 des mesures sont prises pour réparer au plus vite environ 1 000 000 de logements sinistrés.
 
Le 1er février 1949, le premier projet immobilier du Toit Angevin voit le jour dans le quartier Saint-Jacques à Angers. La construction de ce premier ensemble appelé Chef de Ville, marque la naissance du Toit Angevin.
Dans les années 1950 de nombreuses autres résidences sont construites pour faire face à la demande de logements sociaux et appartiennent toujours aujourd’hui au Toit Angevin :
 
A Angers
1952 : Résidence Létanduère - 54 logements collectifs - Lafayette.
1952 : les Viviers – 44 logements collectifs - Madeleine / St Léonard.
1954 : le Colombier – 100 logements collectifs - Madeleine / St Léonard.
1956 : la Ballue – 100 logements collectifs - Beille-Beille.
1958 : Villesicard – 151 logements collectifs - Madeleine / St Léonard.
 
A Montreuil-Juigné
1959 : Bel Air – 138 logements collectifs.
 
A Trélazé
1958 : la Paubinière – 42 logements collectifs.
 
Dans les années 1950-1960, la modernisation économique et la restructuration territoriale accentuent le besoin de logements sociaux. L’Etat doit intervenir : cela se traduira par la création de financements publics axés sur la construction de logements sociaux.
En 1950 les HBM deviennent HLM (Habitation à Loyer Modéré). En 1953, une loi (Courant) facilite la construction de logements sociaux. Cette même année le 1 % patronal est créé et impose aux entreprises de plus de dix salariés de participer à l’effort de la reconstruction. C’est la naissance des CIL.
En 1954, à la suite de l’appel de l’Abbé Pierre, le gouvernement s’engage massivement dans l’effort de reconstruction.
En 1957 le gouvernement tente de définir une politique globale du logement. Pour la première fois est prise en compte la création de logements accompagnée de la création d’équipements publics nécessaires à ces logements.
Parallèlement, les réflexions sur l’évolution des villes conduisent à la mise en place de procédures visant la reconquête des centres villes : c’est le début de la rénovation urbaine.
 
Jusqu’à la fin des années 1960, le Toit Angevin apporte sa contribution à la reconstruction, fait face à l’exode rural, à l’industrialisation massive et à l’arrivée des rapatriés d’Afrique du Nord. C’est une période intense d’activité où de grands ensembles voient le jour, c’est la naissance à Angers du quartier de la Roseraie… Le quantitatif est la priorité au détriment parfois du qualitatif.
 
A Angers
1959 : Salpinte – 156 logements collectifs - Lafayette.
1969 : la Roseraie – 597 logements collectifs.
1967 : Monplaisir I – 276 logements collectifs.
 
Aux Ponts-de-Cé
1969 : la Chesnaie I – 110 logements collectifs.
 
A Saint-Barthélemy-d’Anjou
1962 : la Paperie I – 60 logements collectifs.
 
A Saint-Macaire-en-Mauges
1968 : Saint-Macaire-en-Mauges – 122 logements collectifs.
 
A Trélazé
1960-63-66 : les Plaines – 404 logements collectifs
 
Dans les années 1970, l’accent est mis sur l’amélioration qualitative de l’habitat. En 1977, suite au rapport de la commission Barre, une grande réforme est lancée et pose le principe d’une aide personnalisée permettant l’accès à tous à un bon logement. C’est la création de l’A.P.L. (Aide Personnalisée au Logement).
 
Au début des années 1970 la qualité des programmes est mise en avant. On innove, on crée de nouveaux modèles comme les « hexagones » à Eventard. C’est l’époque des Marchés Cadres et des Programmes d’Architecture Nouvelle.
 
A Angers
1971 : Estienne d’Orves – 82 logements collectifs - Madeleine / St Léonard.
1975 : Guynemer I – 58 logements collectifs - Lafayette.
1976 : Mongazon – 107 logements collectifs - Madeleine / St Léonard.
1977 : Eventard – 138 logements collectifs - Deux Croix / Banchais.
1978 : les Petites Pannes I et II – 74 logements collectifs et 6 logements individuels - Capucins.
1979 : Emmanuel Camus – 18 logements individuels - Justices.
 
A Avrillé
1973 : le Bourg – 228 logements collectifs.
 
A Beaucouzé
1975-1977 : Bourg de Paille I – 42 logements collectifs.
 
A Saint-Barthélemy-d’Anjou
1974 : la Baudrie – 88 logements collectifs.
 
A Trélazé
1976 : La Petite Bretagne – 40 logements individuels.
1977-1978 : la Maraîchère I et II – 84 logements collectifs et 25 logements individuels.
 
En 1982 et 1983 les lois de décentralisation relatives au logement définissent les compétences des communes, des départements et des régions. Les communes ont désormais la possibilité de définir le PLH (Plan Local de l’Habitat) qui détermine les actions prioritaires à mener en faveur – entre autres – des personnes mal logées ou défavorisées.
 
La réforme du financement mise en place par la loi de 1977 oblige le Toit Angevin dans les années 1980 à trouver les solutions les mieux adaptées à ses objectifs et à ses valeurs. Le rythme des constructions sera réduit afin de mesurer les impacts de cette réforme. Le Toit Angevin, au cours de cette période, va privilégier les opérations d’acquisition / amélioration et sauvegardera ainsi le patrimoine architectural des centres-bourgs. Le Toit Angevin propose des logements sociaux de qualité en centre-ville.
 
A Angers – Centre ville
1982 : Esvière – 23 logements collectifs.
1985 : Imbach – 6 logements collectifs.
1985 : Baudrière – 14 logements collectifs.
1986 : Rue du Canal I – 10 logements collectifs.
1987 : Parcheminerie – 3 logements collectifs.
 
A Angers – Saint Jacques / Nazareth
1985 : ilôt des Carmes – 20 logements collectifs.
 
A Ingrandes-sur-Loire
1987 : La Gabelle – 9 logements collectifs.
 
Les années 1990 sont marquées par la loi Besson qui vise à mettre en œuvre le droit au logement. Un Fonds de Solidarité pour le Logement cofinancé par l’Etat et les départements, permet d’accorder des aides financières aux personnes et familles défavorisées.
La loi d’orientation pour la ville de 1991 affirme la nécessité de diversifier l’habitat et les politiques locales d’habitat. On impose aux grandes agglomérations la mixité sociale.
A partir de 1995 les différents gouvernements s’engagent dans la refonte progressive du système : mise en place du prêt à taux zéro, réduction de la TVA à 5,5 % pour la construction neuve et la réhabilitation de logements sociaux, le PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) doit permettre de relancer la construction de logement locatifs sociaux et doit également favoriser la mixité sociale.
 
Dans les années 1990, la demande de logements ne faiblit pas, au contraire. Pour y faire face, le Toit Angevin se lance dans une politique d’envergure de réhabilitation et s’engage dans les opérations de renouvellement urbain, notamment sur le quartier des Plaines à Trélazé.
 
A Angers
1994 : Saint Jacques étudiants – 14 logements collectifs - St Jacques.
1994 : Saint Lazare – 57 logements collectifs - Capucins.
1994 : Saint Lazare étudiants – 34 logements collectifs - Capucins.
1995 : les Champs Verts – 44 logements collectifs - Lafayette.
1999 : Villa Lafayette – 33 logements collectifs - Lafayette.
 
A Bouchemaine
1995 : le Plateau – 23 logements individuels.
 
A Saint-Barthélemy-d’Anjou
1994 : ilôt Pasteur – 30 logements collectifs.
 
Le début des années 2000 est marqué par la mise en place de la loi SRU qui réaffirme la place centrale du logement locatif social et le rôle des organismes HLM au service du droit au logement et de la mixité.
En 2003 la loi d’orientation et de programmation pour la ville, portée par Jean-Louis Borloo, définit les modalités d’intervention de l’Etat dans les zones urbaines sensibles. Cette loi prévoit la construction de 200 000 logements sociaux en cinq ans.
Dans le même temps, tout est mis en œuvre pour favoriser l’accession sociale à la propriété.
Le plan de cohésion sociale de 2005 est mis en place afin de favoriser l’accès à l’emploi, l’accès au logement et l’égalité des chances.
En 2007, la loi DALO institue le droit au logement pour tous et met en place des mesures en faveur de la cohésion sociale.
 
Pendant près de cinquante ans le Toit Angevin a concentré ses efforts sur la production et la réhabilitation de logements. Depuis le début des années 2000, avec l’émergence de la crise économique le Toit Angevin évolue vers une société de services. Les locataires - clients sont au cœur des préoccupations de l’entreprise. Agir pour le mieux-être de ses clients, offrir un logement social adapté, garantir un équilibre sociologique dans les quartiers, respecter l’environnement et participer au développement harmonieux de la ville, tels sont les objectifs clairement affichés par le Toit Angevin.
  • Une qualité de services au quotidien avec Qualibail.
  • Une offre diversifiée avec le logement des étudiants, l’accueil des handicapés, l’adaptation des logements des seniors…
  • L’accession à la propriété pour tous.
  • Contribuer au  Développement Durable.
En Janvier 2012, le Toit Angevin rejoint le Groupe Podeliha, n° 1 du logement social en Anjou. Le Groupe Podeliha comprend 5 entités : Le Val de Loire (SA HLM), Les Castors Angevin (Coopérative) et sa filiale Anjou Castors (SA HLM), Le Toit Angevin (SA HLM) et sa Coopérative des Trois Roches. Il représente 28 000 logements conçus et réalisés depuis un siècle en Maine et Loire, 40 000 personnes logées en secteur locatif.

 

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