Les Allumettes au jour le jour ....

1981-2011. Comme un symbole, voici désormais trente ans que « La Manu » a fermé ses portes, après plus d'un siècle d'histoire industriel.

 
Et en ce début d'année 2011, le site trélazéen est en passe de renaître, sous une autre forme. Bien sûr, les premiers coups de pioche sont encore loin, mais les choses avancent dans la bonne direction, après plusieurs périodes d'atermoiements, notamment au début de l'année 2010.
 
En ce début du mois d'avril 2011, Émilie Colney, chargée d'opération au Toit Angevin, a lancé l'appel d'offres aux architectes, une étape décisive pour l'avenir de La Manu. 2010, du côté de Trélazé, a été marquée par le travail... et la concertation.
 
Mairies de Trélazé et des Ponts-de-Cé, associations (CLCV, Sauvegarde de l’Anjou, Association Addult, La rêverie), Toit Angevin, autour de la table, l'objectif est simple : offrir un renouveau au site des Allumettes, mais en respectant la patrimoine industriel qu'il représente.
                                                                                                                            
Pour mieux faire comprendre la volonté du Toit Angevin, plusieurs visites sont organisées sur le site et la discussion avance.
 
Au mois de mai, un protocole d’engagement mutuel avec les services de l'État permettant la mise en place d’un comité de travail partenarial pour rédiger l’appel d’offres concepteurs est mis en place, sous l'égide du Préfet du Maine-et-Loire. Commence alors une longue période de travail avec la Direction régionale des affaires culturelles et le CAUE.
 
« La présence de la DRAC et du CAUE nous a permis de mieux prendre en compte la qualité architecturale du projet et a rassuré les associations locales », explique Émilie Colney. Dans cette opération, le Toit Angevin a un rôle d'aménageur. Il est nécessaire de faire comprendre ce que l'on veut entreprendre sur le site. »
 
Validé d'un point de vue technique au mois de janvier, le document d'appel d'offres est approuvé également par tous les partenaires fin février, lors d'un comité de concertation.
 
L'appel d'offres comprend 4 missions :
  • la prise en compte urbanistique de l'ensemble du site
  • la réhabilitation des quatre grandes halles (B, C, D et E) en logements
  • la construction de 45 logements neufs
  • la requalification du château d'eau en béton et de la cheminée en briques.
Reste désormais à régler le problème de la modification du Plan d'occupation des sols (POS), mais Émilie Colney se montre optimiste : « Nous espérons engager une modification du POS d'ici la fin de l'année ».
 
Dans l'idéal, la « renaissance » des Allumettes débuterait courant 2013, puis s'étalerait « sur plusieurs années. »

 

Au cœur de cette rénovation : la mixité sociale.

 

Une mixité qui ne doit bien sûr pas être réalisée au détriment de la qualité de vie des habitants. Tel est donc le pari relevé par l’Atelier d’Architecture Lalo, qui a remporté l'appel d'offre et qui réalisera, dans un premier temps, un ensemble de 200 logements en lieu et place des anciennes halles réhabilitées, ainsi que 50 logements neufs sur une surface totale de 13.700 m2.

 

Dans une seconde phase, la Fabrique Urbaine aménagera de 350 à 400 logements. Pour répondre aux enjeux de mixité sociale, un parc d’activités de 8.850 m2, mêlant bureaux, ateliers, commerces, espaces associatifs ou d’artistes, ainsi qu’un parking de 500 places sont prévus.


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